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Foire aux questions
Cette FAQ prolonge l’expérience du jeu. Elle rassemble des éclairages, des précisions et quelques situations particulières rencontrées en cours de partie, ainsi que certaines questions autour du jeu.
À parcourir librement, au fil de tes découvertes, pour affiner ta pratique et mieux saisir les subtilités de l’Œuvre.
Cartes
Situations
Le jeu
La quintessence peut se substituer à tout élément requis pour franchir une étape du Grand Œuvre.
Elle peut remplacer une Materia Prima, une sombre essence, une énergie, un métal alchimique ou un principe philosophique, mais aussi tenir lieu de matrice ou de procédé.
En revanche, elle ne saurait imiter un sort, une vertu ou un vice.
Le « Potentiel » et la « Concentration » philosophiques permettent de générer un principe philosophique en transformant d’autres cartes.
Pour activer un potentiel, associe-le à une carte de ton choix (quelle qu’elle soit, même un sort). Cette carte est alors défaussée et tu places le principe philosophique (matérialisé par la carte « Potentiel ») dans ton tas d’Œuvre.
La concentration philosophique fonctionne de manière similaire, mais nécessite trois cartes différentes, comme indiqué sur la carte. Celles-ci sont défaussées, puis le principe philosophique (via la carte « Concentration ») est immédiatement ajouté à ton Œuvre.
Ainsi, à partir de la matière la plus diverse, tu peux faire émerger l’essence même de la transmutation.
Oui. La vertu « Patience » protège la carte choisie des sorts et des vices, de la même manière qu’un sanctuaire.
Tu peux ainsi protéger un élément, une matrice, un procédé ou une quintessence. En revanche, comme pour un sanctuaire, il n’est pas possible de protéger un sort.
Non. Le fait de jouer une vertu ou un vice ne compte pas comme une action.
De même, les effets qu’ils t’imposent doivent être résolus immédiatement, sans consommer ton action du tour.
Ces cartes s’imposent à toi comme une nécessité de l’Œuvre : elles doivent être appliquées avant toute autre chose, mais ne te privent pas de ton action.
Oui. Les métaux présents dans Rubedo correspondent aux sept métaux traditionnels de l’alchimie. On y retrouve :
l’or
l’argent
le cuivre
le fer
l’étain
le plomb
le mercure
Chacun est historiquement associé à une planète et à des propriétés symboliques propres.
Dans Rubedo, ils s’inscrivent tout naturellement dans cette tradition.
Nous avons également ajouté un huitième élément : l’émanation. Comme dans d’autres catégories d’éléments, il s’agit d’un joker, qui permet d’apporter plus de souplesse et d’intérêt dans les combinaisons.
Non. Les cartes ne peuvent pas être échangées entre alchimistes.
Les discussions sont possibles, mais chacun·e reste maître·sse de son Œuvre. Il est d’ailleurs préférable de ne pas révéler ses intentions trop ouvertement…
Nigredo, l’Œuvre au noir, est la première grande étape de l’alchimie. Elle correspond à une phase de décomposition, de mise à l’épreuve et de confrontation avec ce qui est obscur.
Dans Rubedo, cette dimension a été traduite par les « Sombres essences » (telles que la peur, l’orgueil, l’inertie, l’amertume, la colère, le mensonge, la nostalgie ou la mélancolie).
Ces éléments, bien qu’abstraits, incarnent ce que l’alchimie cherche d’abord à transformer : les tensions, les déséquilibres, les parts d’ombre.
Ce choix permet de donner une forme tangible à la dimension philosophique et initiatique de l’alchimie, en faisant de Nigredo un passage nécessaire, où l’on accepte de traverser l’obscurité pour amorcer la transformation.
Car c’est en affrontant ce qui pèse et résiste que l’Œuvre peut réellement commencer…
Dans Rubedo, les matrices portent bien les noms de récipients et d’instruments alchimiques, tels qu’un vase, une cornue, un matras ou un athanor.
Leur représentation sous forme de végétaux (fleurs, arbres ou champignons) relève d’un choix artistique.
Nous avons souhaité proposer une lecture plus vivante et poétique de l’alchimie, en évoquant la transformation comme un processus organique, proche de la croissance et de la métamorphose du monde naturel.
Ainsi, l’image suggère, sans remplacer : elle accompagne l’Œuvre et en révèle une autre dimension.
Dans Rubedo, les émanations sont des cartes particulières que l’on peut retrouver dans différents types d’éléments, comme les principes philosophiques, les métaux alchimiques ou les énergies.
Elles jouent le rôle de jokers : une émanation peut se substituer à n’importe quelle carte du type auquel elle appartient.
Le terme « émanation » a été choisi pour rester fidèle à l’univers du jeu. Plutôt qu’un simple joker, elle représente une forme plus diffuse, plus subtile, une manifestation de l’élément, capable d’en prendre toutes les formes.
Ainsi, quelle que soit la voie empruntée, l’émanation en porte déjà l’essence.
Non. La vertu « Patience » s’applique immédiatement : lorsque tu la joues, tu choisis une carte à protéger à cet instant précis.
Une fois cette carte placée sous sa protection, elle ne peut plus être remplacée. La patience ne crée pas un emplacement dans lequel tu pourrais faire entrer et sortir différentes cartes.
De même, tu ne peux pas attendre pour choisir une carte plus tard, ni en changer en cours de route : la protection se fixe au moment où la vertu est jouée.
Ainsi, la patience exige un choix posé… et irrévocable.
Oui. Rien ne t’empêche d’utiliser plusieurs quintessences au cours d’une même étape, si cela t’est nécessaire.
Une fois qu’un sort a été lancé ou qu’un vice ou une vertu a déployé son effet, la carte est simplement placée dans la pile de défausse.
Tu peux confier à un sanctuaire tous les éléments utiles à la progression de ton Œuvre : Materia Prima, matière brute, sombre essence, énergie, métal alchimique, principe philosophique et ses variantes (potentiel ou concentration). Tu peux également y placer une matrice, un procédé ou même une quintessence.
En revanche, il est impossible d’y déposer un sort.
Quant aux vertus et aux vices, ils doivent être joués immédiatement, donc ne peuvent être conservés ni protégés.
Placer une carte dans un sanctuaire ne sert pas seulement à la mettre à l’abri : c’est aussi une manière de libérer ta main, puisque la carte ainsi protégée ne compte plus dans ta limite de sept cartes.
Dans Rubedo, les « Principes philosophiques » – le Sel, le Soufre et le Mercure – ne désignent pas les substances chimiques que l’on connaît aujourd’hui, mais des réalités symboliques plus profondes.
Dans la tradition alchimique, ils représentent les trois forces fondamentales de toute transformation :
le Soufre incarne le principe actif, le feu intérieur, l’élan, la volonté – souvent associé à une dimension masculine et au Soleil
le Mercure représente le principe de transformation et de médiation, le mouvement, la fluidité, le lien entre les opposés – associé à une dimension plus féminine ou androgène, ainsi qu’à la Lune ou à la planète Mercure selon les traditions
le Sel symbolise le principe de fixation, la structure, la matière stabilisée, ce qui demeure après la transformation – parfois relié à la Terre
Ces trois principes ne sont pas des matières, mais des dynamiques complémentaires : ce qui agit, ce qui transforme et ce qui stabilise.
Dans Rubedo, ils permettent d’ancrer le jeu dans une vision symbolique et philosophique de l’alchimie, où chaque transformation dépasse la matière pour exprimer un équilibre plus subtil.
À ces principes traditionnels s’ajoute également l’émanation, introduite ici comme un joker afin d’apporter davantage de souplesse dans la réalisation des étapes.
Lorsqu’un sort « Main du destin » est lancé, chaque alchimiste concerné·e transmet sa main à l’alchimiste situé·e à sa gauche.
Seules les mains sont échangées : les tas d’Œuvre, les cartes placées dans les sanctuaires et celle protégée par la vertu « Patience » ne sont pas affectés.
Dans une partie à deux alchimistes, l’alchimiste qui subit le sort doit défausser toutes ses cartes en main, puis en repiocher autant.
Là encore, seule la main est concernée : le tas d’Œuvre, les sanctuaires et la carte protégée par la vertu « Patience » demeurent inchangés.
Lorsqu’un sort « Inversion des sphères » est lancé, l’alchimiste qui l’utilise choisit un·e alchimiste dont la progression dans le Grand Œuvre est plus avancée que la sienne.
Les deux alchimistes échangent alors leurs tas d’Œuvre respectifs.
Seule la progression est concernée : chacun·e place sa gemme sur sa nouvelle étape, correspondant au tas reçu.
Chaque alchimiste conserve sa main, ainsi que les cartes mises à l’abri dans un ou plusieurs sanctuaires. La carte protégée par la vertu « Patience » n’est pas affectée non plus.
Ainsi, seules les sphères de l’Œuvre s’inversent : tout le reste demeure intact.
Les runes présentes sur les cartes de procédés ne correspondent pas à un alphabet ancien ou à un système historique existant.
Elles ont été choisies pour leur esthétique et leur résonance avec l’univers de Rubedo, afin d’évoquer un langage ancien, symbolique et mystérieux.
Dans le cadre du jeu, elles ne portent pas d’autre signification que celle du procédé auquel elles sont associées.
Ainsi, leur sens n’est pas à déchiffrer ailleurs : il se révèle uniquement à travers l’Œuvre elle-même.
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